26 août - Pirin Hut - Monastère de Rozhen - Melnik

Publié le par Nini Noschka

Roxhen  Manastir, il faut suivre les marques vertes. ..

Roxhen Manastir, il faut suivre les marques vertes. ..

La nuit a été  bonne pour nous deux et ce matin, nos amis Bulgares n'étaient que deux à être  levés lorsque nous sommes parties. L'un d'eux nous a indiqué le chemin en précisant  : "gruhne traaces" et en montrant droit avec la main. J'en ai conclu qu'il fallait aller tout droit en suivant les marques vertes. 

Pirin Hut

Il est 8 heures, le chemin est large, en forêt,  sans difficultés et il descend. Nous avons vu les marques vertes.  Contentes, nous partons d'un bon pas, en chantant.

De bon matin, sur le chemin

Au bout d'un moment, je trouve bizarre qu'on descende aussi rapidement, sur la carte le chemin descendait un peu, puis remontait avant un long tracé en courbe de niveau. Nous ne voyons plus de marques et à une bifurcation, nous en trouvons enfin ;  elles sont bleues !

Panique, il ne nous semble pas avoir vu de bifurcation avant, nous sommes à 1300 m. Dans ces cas là,  il faut retourner à la dernière bonne balise et .... nous cherchons et nous remontons .... à 1550 m. A l'endroit des dernières marques il y avait une belle flèche verte qui indiquait un changement de direction et à notre décharge,  le sentier qu'il faut prendre est pratiquement invisible à cet endroit. Nous sommes maintenant sur le bon chemin mais avons perdu presque deux heures.

Comme toute bonne descente, depuis le départ,  elle commence par une belle montée. Un croisement plus tard, 4 possibilités,  des marques jaunes, rouges,  bleues. Mais où sont les vertes ? Nous optons pour un tracé qui nous semble logique par rapport à la carte et nous tromperons de peu. Arrivées à un col,  il y a un campement de bûcherons. Nous sommes presque sur le bon chemin que nous rattrapons ;

il est envahi par la végétation. Nous arrivons dans la forêt et prenons le sentier en courbe de niveau. Enfin si l'on veut car il monte et il descend sans arrêt,  entre 1600 et 1700m. C'est un vrai casse-jambes, d'autant qu'il est fait de cette terre fine qui glisse sous les pieds. Il est aussi semé d'embûches et nous semble sans fin, on ne descend toujours pas et nous avons près de 1000 m de descente à faire.

Nous rencontrons un groupe de jeunes bulgares qui viennent du monastère; Ils sont chargés et ont l 'air épuisés,  nous leur demandons combien de temps ils ont mis : 7 heures ! Notre moral en prend un coup. Nous marchons depuis trois heures 1/2.  A partir de cet instant,  nous trouverons ce chemin interminable, malgré un beau passage en crête  et une belle traversée de forêt.  Il fait très chaud, nous allons manquer d'eau et n'avons plus grand'chose à manger. Nous comptions arriver en 6 heures.  

Nous abordons enfin la descente, pas spécialement difficile, si ce n'est un chemin qui disparaît quelque fois dans la végétation,  des traces que nous ne trouvons plus et beaucoup de passages glissants.  A une petite chapelle où des bancs et des tables sont installés, nous  prenons un peu de repos. 4 randonneurs bulgares y arrivent, venant du monastère,  ils ont mis une heure 1/2. Nous reprenons courage et repartons, nous sommes au-dessus des falaises de sable, que l'érosion a sculptées.

Le paysage est exceptionnel, le sentier est raide. Nous arrivons dans le lit asséché d'un torrent et nous le suivons. Nous retrouvons enfin nos marques et arrivons à Rozhen, assoiffées et la fatigue commence à se manifester. Il nous faut monter au Monastère,  un quart d'heure de sentier en escalier, il est 17 heures, il fait encore très chaud. Nous passons devant l'église  

Avant d'arriver au monastère qui meritait bien tous ces efforts.

Il nous restera 1 heure1/2 pour atteindre Melnik où nous dormons. Presque 10 h de marche aujourd'hui,  19 h en deux jours. Arriver ici en trois jours, était ambitieux. Il fallait être plus jeune ou avec un sac plus léger, je dirais même plus jeune ET avec un sac plus léger, vu l'état des plus jeunes que nous avons croisés. !

Mais, enfin, nous l'avons fait et les très beaux paysages traversés nous ont fait oublié,  peines et émotions. 

 

 

Le monastère de Rozhen est situé sur un petit plateau,  face aux pyramides de sables de Melnik derrière lesquelles nous voyons Le massif de Pirin d'où nous venons et au sud les montagnes qui forme la frontière avec la Grèce.  Le cadre est exceptionnel et les couleurs sont sublimes en cette fin d'après-midi. 

C'est un des rares monastères bulgares médiévaux aussi bien conservé ; ensemble architectural fermé,   les ailes d'habitation forment la ceinture, laissant place à une jolie cour intérieure couverte par une vigne. Au centre, se trouve l'église aux fresques intactes. Les galeries de bois  sont accessibles et on peut voir la cuisine avec le four et le réfectoire. C'est un  endroit plein de charme avec sa cour pavée,  sa treille, sa fontaine...

Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen
Le Monastère de Rozhen

Le Monastère de Rozhen

Publié dans Sentier européen E4

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article